♪ Listen to
C'est un peu comme une dépendance. Assujettis à des mots, qui peu à peu s'alignent pour former un tout. Chaque mot, fait partis d'une image, chaque phrase est une image. L'idée est de les relier entre eux pour exprimer son état d'esprit. L'écriture est une thérapie. Le stylo est un parloir, la feuille de papier un exutoire. Les maux sortes peu à peu et libèrent l'esprit. Inutile qu'ils aient un sens pour vous. Ils en ont un pour moi. C'est cela qui importe. Autant l'annoncer de suite. Le gouffre est profond. Les feuilles tombent à mesure que les années passent. Il ne reste que peu de choses de ces 54kilos30 mise à part l'esquisse d'un sourire arrogant. Narquois, est le mot juste. La colère à fait vieillir ses traits. Enfin... C'est ce qu'il croit. Son visage est blême et transparent. Il ne laisse rien transmettre. Il ne veut rien transmettre. Il oscille entre espoir et désespoir, joie et peine, bonheur et malheur. C'est comme si ce visage froid reflétait l'intérieur de sa cage thoracique. Noir. Blanc. L'hybridation est complète. Fatras, salmigondis, ou bien syncrétisme, le disparate n'a plus aucune volupté. Il est terne. A qui la faute ? La marionnette à déjà donnée. Les ciseaux ont coupés le fil d'un coup sec sans prévenir, et le pantin s'est fracassé. Une rotule, un rein un poumon. Gorgé d'amertume, il pérennise les souvenirs et cherche encore les morceaux. Automate sans convictions. Il en manque un.
Tu sais, celui derrière les cotes gauches de ton thorax ?