La plume n'a plus d'encre. Les mots n'ont plus de sens. Ma tête est complètement vide. J'ai toujours cette mélodie qui me titille chaque recoin de mon crâne. Alors j'appuie encore plus fort, pour en faire sortir les dernière gouttes.
Le papier se chiffonne, se froisse puis s'arrache. Il me reste plus rien. Tout m'échappe. Les souvenirs de ces dix-huit putain d'années s'embrouillent. Tout est flou. Aveuglé. Ca fait mal. Encore.

J'ai envie d'hurler.

# Posted on Sunday, 05 July 2009 at 2:24 PM

Edited on Friday, 14 August 2009 at 9:12 PM


Ça n'a jamais fait autant mal.

# Posted on Wednesday, 22 April 2009 at 2:25 PM

.Chapter five - Find something you can be proud of & catch it tightly.


Je commence a saturer. L'envie se perd. On s'éprend de quelques mots, des mots ayant un sens tout particulier. Quand on les entend, frétillant, sortant de la bouche d'un autre, ça fait mal. Puis on s'habitue. Je n'ai plus de temps. Plus d'idée pour ces pensées délurées. Elles partent quand j'arrive. Elles me narguent. Elles rient, s'esclaffent puis se figent. Je les sens m'épier. A trop vouloir les rattraper, je perd la notion de réalité. C'est étrange. S T O P /


# Posted on Tuesday, 14 April 2009 at 7:37 PM

Edited on Tuesday, 14 April 2009 at 8:03 PM

.Chapter four - I'd like you to believe me.

J'aimerai te dire que tout va bien. Hurler mon bonheur à tes oreilles sourdes. M'égosiller, psalmodier, brailler, gueuler, beugler, crier, jusqu'à m'époumoner. Locution désuète. Luxation des esprits déclinants. La voix criarde palpite, et papillote pour s'enchevêtrer à la raison fugace. Précaire ose-t-il dire. Maux d'esprit glapissent et tapent contre la douce et mielleuse boîte osseuse. Les images font face. Elles défilent et dansent devant une rétine fatiguée. La larme a coulée, et le jeune naïf tend a oublier. Vains désirs expirés. Souviens toi. La réminiscence n'a d'égal que le dépit.

# Posted on Tuesday, 14 April 2009 at 7:34 PM

.Chapter three - Be different, be you.

Je bois ses paroles et avale ses mots. Maux de tête qui crépitent, et gravitent le long du lobe occipital de mon hémisphère droit. Sensation d'effroi. Les trognes papelardes me sourient, puis vocifèrent des paroles discordantes. Pénurie de justice, et manque d'audace. Je guète sans affronter. Je vis sans exister. Emprisonné par ces lambeaux de peau, je taillade mes veines et soulage mes peines. Aie confiance, jeune garçon. La prévenance prévaut sur l'immondice.

# Posted on Tuesday, 14 April 2009 at 7:32 PM

.Chapter two - Help.

Ma tête est vide et mon âme est sale. Un amas de pensées m'embrouille l'esprit. Ramassis d'idées sans valeurs. Amoncellement de scrupules sans ferveurs. Tu pullules et récidives tel un herpès sur le coin de la lèvre. Flegmatique, je proscris tes idées noires, mais absorbe ton désespoir. Un cercle vicieux en somme. Vertueux pour... Non. Je refuse. Je marche, puis cours pour échapper jusqu'à tomber. Ecchymoses sans proses. Mes genoux sont écorchés, et ma tête est blessée. Je ne sais plus. La colère est un moteur. Mon moteur. Appuie ta plume sur le buvard propre, puis gribouille et peinturlure des visages angéliques. Hypocrite. Ose clamer que tu vas mal.

# Posted on Tuesday, 14 April 2009 at 7:29 PM

.Chapter one - Ecrire pour exister.

Listen to


C'est un peu comme une dépendance. Assujettis à des mots, qui peu à peu s'alignent pour former un tout. Chaque mot, fait partis d'une image, chaque phrase est une image. L'idée est de les relier entre eux pour exprimer son état d'esprit. L'écriture est une thérapie. Le stylo est un parloir, la feuille de papier un exutoire. Les maux sortes peu à peu et libèrent l'esprit. Inutile qu'ils aient un sens pour vous. Ils en ont un pour moi. C'est cela qui importe. Autant l'annoncer de suite. Le gouffre est profond. Les feuilles tombent à mesure que les années passent. Il ne reste que peu de choses de ces 54kilos30 mise à part l'esquisse d'un sourire arrogant. Narquois, est le mot juste. La colère à fait vieillir ses traits. Enfin... C'est ce qu'il croit. Son visage est blême et transparent. Il ne laisse rien transmettre. Il ne veut rien transmettre. Il oscille entre espoir et désespoir, joie et peine, bonheur et malheur. C'est comme si ce visage froid reflétait l'intérieur de sa cage thoracique. Noir. Blanc. L'hybridation est complète. Fatras, salmigondis, ou bien syncrétisme, le disparate n'a plus aucune volupté. Il est terne. A qui la faute ? La marionnette à déjà donnée. Les ciseaux ont coupés le fil d'un coup sec sans prévenir, et le pantin s'est fracassé. Une rotule, un rein un poumon. Gorgé d'amertume, il pérennise les souvenirs et cherche encore les morceaux. Automate sans convictions. Il en manque un.
Tu sais, celui derrière les cotes gauches de ton thorax
?

# Posted on Tuesday, 14 April 2009 at 7:21 PM

Edited on Tuesday, 04 August 2009 at 9:13 PM